Le Ressuscité dans nos vies : lever les yeux vers Celui qui a été élevé
Le Ressuscité dans nos vies : lever les yeux vers Celui qui a été élevé

Le Ressuscité dans nos vies : lever les yeux vers Celui qui a été élevé

Chers amis, Le 14 septembre, l’Église fête la Croix glorieuse, et l’Évangile de ce jour-là nous conduit dans une conversation de nuit. Nicodème est venu trouver Jésus à l’abri des regards : un homme sérieux, instruit, respecté, membre du conseil, et qui n’ose pas encore venir en plein jour. Jésus ne lui reproche pas son heure tardive. Il lui parle d’un vieux souvenir du désert.

Le peuple est en route depuis longtemps, il est fatigué, il murmure ; des serpents brûlants le mordent et beaucoup meurent. Dieu demande alors à Moïse une chose déconcertante : façonner un serpent de bronze et le dresser sur un mât. Non pas supprimer les serpents — les enlever du chemin — mais dresser au milieu du campement l’image même de ce qui fait mourir. Et cette consigne : celui qui regardait vers lui restait en vie. « De même, dit Jésus, il faut que le Fils de l’homme soit élevé. »

Le mot est admirable, parce qu’il a deux sens à la fois : élevé sur la croix, élevé dans la gloire. L’Église n’a jamais consenti à séparer les deux. C’est le même mouvement, le même homme, le même amour — et voilà pourquoi nous pouvons fêter une croix glorieuse sans nier les souffrances.

Remarquez surtout le remède. Il ne consiste pas à détourner les yeux de ce qui mord, ni à se convaincre que la morsure n’existe pas. Il consiste à lever les yeux vers un autre. C’est, me semble-t-il, tout le titre de ce bulletin : Le Ressuscité dans nos vies. Non pas une vie sans blessure, mais un regard qui a enfin où se poser au milieu d’elle. Nous savons tous combien il est facile, dans l’épreuve, de ne plus voir que le mal qui nous a atteints : il occupe le champ, il finit par tenir lieu d’horizon. La foi ne nie pas la morsure. Elle nous invite à lever les yeux.

Et le passage s’achève sur une phrase que je voudrais mettre en tête de mon ministère ici : « Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. » C’est à cette miséricorde-là que je viens servir parmi vous. Elle ne m’appartient pas ; je la reçois comme vous. Ma mission sera simplement d’aider chacun à lever les yeux vers Celui qui a été élevé — par les sacrements, par la prédication, par la confession, à travers les rencontres. J’arrive d’ailleurs de deux années passées comme chapelain au sanctuaire de Notre-Dame du Laus, dans les Hautes-Alpes, où l’on passe l’essentiel de son temps à écouter et à donner la miséricorde de Dieu. J’en ai été le témoin jour après jour, et c’est ce témoignage que j’apporte avec moi.

Je n’arrive pas seul, et j’en suis heureux. Le Père Étienne Harding KOUADIO rejoint lui aussi nos communautés, et il sera présenté aux mêmes messes que moi. Nous nous connaissons encore peu, et nous apprendrons ensemble le chemin de vos villages : réservez-lui l’accueil simple et large dont vous avez le secret. Arriver quelque part, c’est toujours se remettre un peu entre les mains de ceux qui vous reçoivent. Le Père Hubert NAUDET demeure fidèle au poste à Grancey-le-Château, et l’on m’a déjà dit ce que nos paroisses lui doivent. Ma reconnaissance va enfin au Père Albert ZOUNGRANA, qui nous quitte pour une nouvelle mission à Auxonne : merci à lui pour son ministère ici. Nous le portons dans notre prière. (À lire aussi : son mot d’adieu, « Dieu seul suffit ! », en fin d’article.)

Je vais maintenant découvrir, semaine après semaine, tout ce qui fait déjà vivre nos paroisses et dont je ne soupçonne pas l’ampleur. Je ne connais pas encore tout le monde, loin de là — c’est une des joies qui m’attendent. Mais je sais déjà ceci : une paroisse ne repose pas que sur ses prêtres. Elle tient par des personnes — par leur prière, par leur fidélité, par leur engagement, qu’il soit connu de tous ou de personne. Dieu seul les compte. Merci à chacun, et pardon d’avance à tous ceux dont je mettrai du temps à apprendre le prénom.

Nous nous retrouverons pour la messe d’installation, le dimanche 13 septembre à 11h à Is-sur-Tille, avec apéritif et repas partagé, puis le samedi 19 septembre à 18h à Selongey, où un apéritif suivra également. Bonne rentrée à tous.

Père Mickaël GARREAU +


Dieu seul suffit !

Chers frères et sœurs des paroisses d’Is-Grancey et Selongey,

Au moment de rejoindre Auxonne après huit ans avec vous, je dis ma gratitude à Dieu d’avoir croisé notre foi, et notre espérance par des chemins d’amour.

L’essentiel de la vie chrétienne ne demeure-t-il pas invisible ? Ce qui nous fait avancer, c’est la Parole de Jésus qui propose trois jalons structurants :

  • La Foi pour nous conduire à la Vérité et à l’Espérance qui authentifient notre relation avec Dieu.
  • L’Amour du Christ qui ouvre les portes à la Charité qui nous presse et nous permet de vivre de façon sincère non par procuration.
  • L’Esprit-Saint nous fait comprendre que le Chemin, la Vérité et la Vie ont leur fondement en Jésus.

Je souhaite que l’Esprit Saint nous éclaire toujours et fortifie notre Foi et notre Charité.

Je remercie tous ceux qui ont été pour moi des frères, des sœurs en vérité dans l’amour et le respect : infinie gratitude pour votre sollicitude de tous les instants. Pour toute parole ou geste manqué, je m’en excuse : aucune mauvaise foi. J’ai simplement voulu partager avec vous, la vérité de la foi et l’amour du Christ.

Que Dieu nous donne son Esprit de Foi, d’Amour et d’Espérance pour avancer dans la paix. Qu’il accorde la grâce d’un apostolat fécond à votre nouveau curé P. Mickaël GARREAU, ainsi qu’au vicaire P. Etienne Harding KOUADIO.

Puissions-nous continuer notre pèlerinage d’Amour avec Jésus, dans la force de l’Esprit Saint. Mon salut fraternel à tous dans une communion priante.

P. Albert ZOUNGRANA