La Préparation des Grands Événements : Une Présence Dans l’Absence
La Préparation des Grands Événements : Une Présence Dans l’Absence

La Préparation des Grands Événements : Une Présence Dans l’Absence

LES GRANDS ÉVÈNEMENTS SE PRÉPARENT TOUJOURS…

Tout le monde le fait, la préparation est liée à l’importance de la fête, on ne prépare pas l’anniversaire d’un enfant ou petit-enfant, comme une fête qui rassemble toute la famille ! Les investissements ne sont pas les mêmes, pour recevoir 4 ou 25 personnes !
Comme chrétien, nous contemplons comment Dieu s’y prend pour préparer les grands évènements, créés pour être reçus et acceptés par l’Humanité. Il faut constater qu’il ne s’y prend pas autrement que nous, il prépare à l’avance.

Pourtant, il ne manque pas de moyens. Pourquoi chaque événement est préparé ? Pour ne pas nous priver de notre liberté. Produire un évènement incroyable qui surprendrait tout le monde, au risque de nous sidérer, ne correspondrait pas à la délicatesse Divine.
Le Créateur respecte l’Humanité. Pour la venue de son Fils, il prévient Marie qu’elle va porter son Fils, l’Emmanuel, « Dieu avec nous ». Il n’attend pas qu’elle soit mariée à Joseph, cela fait un peu désordre, mais ce n’est qu’apparent, nous avons ainsi la certitude que Jésus n’est pas que le fils de Joseph !

La venue du Messie est annoncée depuis des siècles. Jésus l’envoyé du Père est préparé pendant 30 ans avant de se présenter comme le Fils. Il est reconnu totalement Homme, par son origine familiale, sa formation, son métier.
Envoyé pour nous parler de l’Amour de son Père, Amour validé par des miracles, et par une conduite exemplaire, un respect de tous, au point de choquer les « bonnes âmes » des dirigeants du peuple !
Jésus annonce sa mort et sa résurrection plusieurs fois de façon voilée ou directe, annonces choquantes pour ses Apôtres qui ne comprennent absolument pas cette perspective.
C’est normal, c’est une perspective Divine que seul l’Esprit Saint peut faire accepter, sans nous l’imposer.

Nous allons fêter la Pentecôte ce mois de mai. C’est une fête traditionnelle Juive qui à l’époque, rassemblait une grande foule hétéroclite à Jérusalem. Ce sera le moment choisi pour la manifestation de ce qui deviendra très rapidement l’Église au milieu du monde.
Dieu n’aurait pas préparé cette manifestation à l’avance ? Bien sûr que si, à l’avance, mais nous sommes surpris par le contexte.
Jésus est en croix à l’approche de sa mort, voyant sa Mère avec le disciple qu’il aimait dit « Femme voici ton fils » et au disciple « voici ta Mère » (Jean 19-26,27). Tout de suite nous vient à l’esprit, la charité sans borne de Jésus, qui met ainsi sa Mère à l’abri de la précarité. Nous assistons, en réalité, au début de l’Église sur terre !
Elle est au pied de la croix, Elle a souffert la passion aux côtés de son Fils. Elle devient naturellement Mère de l’Église, parce que modèle de foi. C’est le côté « investissement » pour la fête, le don de la vie du Fils !
Peu de temps après, les Apôtres se rassemblent frileusement autour de Marie, qu’ils reconnaissent naturellement comme « catalyseur » pour leur propre foi. Jésus ressuscité intervient, dans une pièce fermée, leur donne la paix et en leur soufflant dessus, pour leur communiquer l’Esprit Saint et les envoyer en mission. Rien ne se passe immédiatement et Jésus disparaît. (Jean 19-19,23)
Tout est en place pour la manifestation de l’Esprit Saint et forcément de l’Église, lors de la fête de Pentecôte !
Belle préparation n’est-ce pas ?

Mai, est le mois dédié aux prières d’intercession auprès de la Vierge Marie. Cette année, c’est aussi le mois où est célébré la Pentecôte, regroupons nous autour d’Elle, comme les Apôtres après la résurrection, elle saura nous aider, comme Elle le fait depuis des siècles !
Il ne nous reste plus qu’à préparer, nous aussi, cette belle fête, affermissons nos cœurs de baptisés, nous avons besoin d’annoncer l’amour de Dieu à qui veut bien le recevoir !

Daniel BONNOT, Diacre permanent

UNE PRÉSENCE DANS L’ABSENCE

Le livre des Actes des Apôtres nous dit que, pendant les quarante jours qui ont suivi Pâques, le Ressuscité s’est montré plusieurs fois aux disciples. L’Ascension marque la fin de ses apparitions. Désormais, ses disciples devront faire le deuil d’une présence charnelle du Christ vivant. Ils devront « croire sans voir » (Jn 20, 30-31). Mais cette absence est en même temps forte d’une promesse et d’une invitation à la mission : Il ne s’agit pas de rester les yeux levés vers le ciel.
Le mystère de l’Ascension signifie que le temps des témoins commence, le temps de l’Église. Sans Ascension pas d’Église. La mission d’évangéliser qui en découle, prend effet à la Pentecôte.
En effet, grâce à l’Esprit reçu à la Pentecôte, les témoins de la Résurrection vont expérimenter une nouvelle manière, pour Jésus ressuscité, de leur être présent. « Il est bon pour vous que je m’en aille », dit Jésus (Jn 16,7). « Vous allez recevoir une puissance, celle du Saint Esprit qui viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre » Ac 1,8. Jésus va rendre ses disciples et apôtres définitivement capables de porter témoignage. La force de l’Esprit laisse ses disciples libres de croire, et donc d’aimer véritablement car librement. C’est sur leur témoignage crédible que nous fondons notre foi.
Au début de notre année pastorale, nous nous sommes dit que nous serions témoins de Jésus là où nous vivons. L’avons-nous fait ? Il n’est pas tard pour commencer ou pour continuer sous la mouvance de l’Esprit-Saint. En ce mois, comme Ste Bernadette, soyons témoins de l’amour de Jésus avec l’aide de Marie notre mère.

Bonnes fêtes de l’Ascension et de la Pentecôte.

Père Albert ZOUNGRANA, curé