En chemin vers Pâques : Le combat qui mène à la Paix
En chemin vers Pâques : Le combat qui mène à la Paix

En chemin vers Pâques : Le combat qui mène à la Paix

TROP TARD POUR LE COMBAT ?

Il est question d’un combat, donc pas de ce qui se passe en Europe au Moyen Orient où ailleurs. S’il est peut-être trop tard, c’est parce que le propos fait référence au carême, notre traversée du désert à l’image du Christ préparant sa vie publique, pour l’annonce de l’Amour Divin pour chacun, jusqu’à sa mort et sa Résurrection.

Depuis sa Création, l’humanité est confrontée à ce combat, celui de la vie spirituelle. Dans la rencontre avec Satan, il y a eu tromperie, alors que les consignes étaient simples et formelles : « Vous ne toucherez pas au fruit de l’arbre de la connaissance de bien et du mal, sinon vous mourrez » (G 2-16). La Femme a accepté le dialogue, elle devient sensible à la séduction, qu’elle rapporte à l’Homme, qui l’accepte ; ils découvrent qu’ils sont nus, qu’ils vont mourir et ils pensent que celui qui les a créés va les juger ! (G 3-9,11)

Ce qui a séduits Adam et Eve c’est le désir d’indépendance, alors qu’ils étaient libres réellement, ils étaient puissants de l’Amour du Créateur, maîtres de la création qui leur était confiée. L’indépendance leur laissait entrevoir encore plus de libertés, ils découvrent qu’ils sont devenus esclaves, de leurs désirs, leur nouveau conseiller les a entrainés loin de Dieu, il est à la fois leur ennemi et celui de l’Amour Divin.

Nous sommes les enfants d’un combat perdu, mais aussi des enfants sauvés depuis la Résurrection de Jésus. Donc des routes nouvelles s’ouvrent sans cesse devant nous, comment choisir ? Regardons les Créatures parfaites : Marie et Jésus son Fils. L’obéissance de Marie aux désirs du Père est remarquable alors que sa vie a été plutôt compliquée, au milieu d’un monde contraignant dont les habitudes spirituelles étaient loin de ce que le Père leur demandait.

Jésus a mené de front ce combat contre la religion pour elle-même, qui peut entrainer au refus d’aimer à la fois Dieu et son prochain. Il l’a mené ce combat malgré les risques, il l’a mené par la parole et par l’exemple en déployant tout l’Amour dont il vivait dans l’intimité du Père. Des tentations au désert, à son dernier souffle sur la croix, en passant par les miracles, tout est fait et dit en référence au Père, son combat victorieux, est aussi le nôtre, si nous nous associons à son œuvre, nous retrouverons l’Éternité partagée avec le Père !

Notre vie de baptisé doit être vécue à l’image de celle que Jésus a vécue, c’est ce que nous appelons d’un terme qui peut être impressionnant : « Le combat spirituel ». Rien d’héroïque dans ce vocable, il n’est pas question d’un combat, vie spirituelle contre vie humaine, ou de privations et d’efforts héroïques pour gagner le paradis par notre mérite personnel. Bien au contraire, notre challenge de baptisé en toute humilité, est de vivre sous le regard de notre Créateur avec l’aide de Marie, de son Fils, des saints, de nos anges gardiens, nous avons à faire exactement l’inverse d’Adam et Ève. Ils se sont détournés du Créateur, nous avons à nous tourner, à nous retourner, nous convertir, pour présenter tous les aspects de nos vies : en famille, au travail, en Église, avec nos voisins, amis et aussi le plus dur avec…nos ennemis !

Aidés par la prière et les sacrements ce challenge est gagnant, la paix arrive après le combat, mais pour nous, la paix, c’est pour après, lorsque nous découvrirons l’éternité ; la paix reste à gagner, donc le combat est à mener, puisqu’il est récompensé !

Joyeuses Pâques !

Daniel BONNOT, diacre permanent


RESURRECTION DU CHIRST

LA PAIX SOIT AVEC VOUS, UN CADEAU DU RESUSCITÉ

« La paix soit avec vous ! » est une salutation très ancienne, encore utilisée aujourd’hui dans de nombreuses cultures. Elle retrouve toute sa signification le soir de Pâques ; surtout quand c’est Jésus ressuscité qui la dit.

« La paix soit avec vous » (Jn 20, 19.21) réalise un changement définitif en celui qui l’accueille.

« La paix soit avec vous ! » […] Ce salut parle d’une paix désarmée et une paix désarmante, humble et persévérante. Elle vient de Dieu, un Dieu Tout-Puissant qui nous aime tous inconditionnellement.

« La paix soit avec vous » est dite par le Bon Pasteur qui a vaincu la mort et abattu les murs de séparation entre les êtres humains (cf. Ep 2, 14). Le Christ, notre paix a vaincu le mal. Il a fait jaillir la lumière de la liberté.

Le contraste entre les ténèbres et la lumière n’est pas seulement une image biblique pour décrire les souffrances donnant naissance à un monde nouveau. Voir la lumière et croire en elle est nécessaire pour ne pas sombrer dans les ténèbres. Il s’agit d’une exigence que les disciples de Jésus sont appelés à vivre de façon unique et privilégiée. La lumière que donne le Ressuscité a le doux pouvoir d’éclairer et de dilater l’intelligence. Elle résiste à la violence et la surmonte. C’est dans cette perspective que le Ressuscité nous a conduit.

Que cette fête de Pâques nous donne la grâce d’être des artisans de Paix et des semeurs d’amour. Bonne fête de Pâques à chacun.

« Méditation construite à partir d’une méditation du Pape Leon XIV »

Père Albert ZOUNGRANA